Les chiffres
Les ordres de grandeur, hypothèses comprises
Nous n'aimons pas les promesses : chaque chiffre de cette page est soit un tarif officiel daté, soit un exemple explicitement illustratif dont les hypothèses sont affichées. Votre situation réelle, elle, se chiffre par une étude.
Le fait générateur
Ce qui a changé le 5 juin 2026
Pour les nouvelles demandes de raccordement des installations résidentielles de 9 kWc et moins, le tarif d'achat du surplus est fixé à 1,1 centime d'euro par kilowattheure (arrêté tarifaire dit « S21 », nouvelles conditions applicables depuis le 5 juin 2026 ; la prime à l'autoconsommation est supprimée pour ces installations). Les contrats signés avant conservent le tarif de leur millésime.
Dans le même temps, un ménage paie son électricité — part fourniture, acheminement et taxes comprises — autour de vingt centimes le kilowattheure selon son offre. Entre 1,1 centime et ce prix-là, il existe une large zone où vendre localement est meilleur pour le producteur et acheter localement est meilleur pour le voisin. Le prix de vente entre participants est libre : c'est l'opération qui le fixe, par écrit, dans les accords de participation.
Bonne nouvelle fiscale, confirmée en 2026 : pour les opérations dont l'installation fait moins de 1 MW — c'est le cas de toutes les opérations résidentielles — l'électricité partagée bénéficie d'un tarif nul d'accise, la taxe sur la consommation d'électricité. Le Conseil d'État l'a confirmé par une décision du 30 mars 2026. Aucune taxe de ce type ne vient donc rogner l'intérêt du partage.
Un exemple complet, du toit à la facture
Hypothèses : une maison du sud de la France équipée de 6 kWc (nouvelle demande, tarif de surplus à 1,1 c€/kWh), production annuelle retenue de 8 000 kWh ; la maison en consomme directement 45 %, soit un surplus de 4 400 kWh ; un voisin participant absorbe 60 % de ce surplus (2 640 kWh), vendu 10 c€/kWh ; le reste est racheté au tarif de surplus.
| Destin du surplus (4 400 kWh) | Sans partage | Avec partage |
|---|---|---|
| Vendu au voisin (2 640 kWh à 10 c€) | — | 264 € |
| Racheté au tarif de surplus (1,1 c€) | 48 € (4 400 kWh) | 19 € (1 760 kWh) |
| Revenu annuel du surplus | 48 € | 283 € |
Dans cet exemple, le producteur multiplie par près de six le revenu de son surplus. Le voisin, lui, paie 10 c€ une énergie dont la seule part « fourniture » de son offre lui coûte davantage — l'acheminement restant dû dans les deux cas. Chacun y gagne ; c'est la condition d'existence du dispositif.
Chiffres arrondis, à visée pédagogique. La production dépend de la région, de l'orientation et de l'installation ; la part absorbée par le voisin dépend de vos deux profils de consommation. C'est précisément ce que mesure une étude.
Et pour un immeuble ?
La logique est identique, l'échelle change : la production couvre une part des consommations de plusieurs logements, le producteur — souvent le bailleur — valorise sa production au prix de l'opération plutôt qu'au tarif de rachat, et les occupants paient cette part moins cher que leur fourniture habituelle. Le résultat dépend du dimensionnement et des profils de consommation de l'immeuble : il se chiffre par une étude, jamais sur catalogue.
Votre cas, chiffré sur vos données réelles
Les ordres de grandeur ci-dessus ne remplacent pas une étude. Décrivez votre installation et votre voisinage : nous chiffrons votre cas à partir de vos données réelles — production estimée, part réellement partageable, revenu comparé.